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Les indicateurs du réchauffement climatique sont multiples dans la plupart des régions du globe : fonte des glaciers, diminution de la superficie et du volume des lacs, amplification et multiplication des catastrophes telles que tempêtes, inondations, sécheresses de très grande ampleur.
La polémique enfle dans tous les milieux. Les scientifiques n’étant pas tous d’accord, il est difficile de se forger un avis éclairé sur la question. Quelle est l’origine du réchauffement ? L’homme en est –il responsable au plus haut niveau ? Le désaccord est théorique, non pas pratique.
Des commissions travaillent sur la question, examinent les différentes théories.
Quelle que soit la conclusion de leurs travaux, nous avons à réfléchir à notre changement de comportements : passer du statut de consommateurs avides à celui d’êtres humains responsables en lien avec la nature, avec ce qu’elle nous donne et ce que nous lui devons.
Le réchauffement climatique n’est pas imputable à l’homme, c’est un phénomène naturel en lien avec l’activité du soleil, le magnétisme terrestre. La Terre évolue, se transforme ; il y a eu par le passé cette alternance de périodes de réchauffements et de périodes de refroidissements.
Pour eux, les théories développées par certains scientifiques sur le rôle néfaste de l’homme sont élaborées à partir de modèles numériques surdimensionnés. Nos moyens d’approche sont sommaires, pas encore fiables.
De toute façon, il est trop tard pour réagir, le processus est définitivement enclenché.
L’amplification des phénomènes observés n’est pas explicable avec la théorie précédente : trop accélérée, trop restreinte dans le temps. La coïncidence avec le développement industriel des dernières décennies parait peu fortuite, la corrélation est largement évidente. L’augmentation des gaz à effet de serre découle directement de l’action de l’homme sur les milieux naturels.
Depuis l’industrialisation, sa frénésie à consommer toujours plus nous entraînera plus rapidement qu’on ne pense vers des catastrophes variées.
Nous devons être vigilants : quelle que soit l’origine du réchauffement, nous devons nous informer, multiplier les échanges pour faire avancer les travaux et agir.
Faut-il réprimer les abus ? Sur quelles bases ? Comment concilier la liberté individuelle avec l’intérêt collectif ?
Les nations dites développées doivent faire baisser leur niveau d’exigences de confort et de consommation pour espérer que les nations en voie de développement soient prêtes à renoncer à une prospérité excessive. Malheureusement, nombreux sont les pays pauvres qui voient déjà les effets désastreux d’une utilisation sans limite des ressources naturelles et d’une industrialisation polluante sans respect ni pour l’homme ni pour la nature. Cette dernière fait payer « cash » les abus et des milliers d’êtres humains meurent parce que les eaux sont polluées alors qu’ils n’ont aucune responsabilité dans l’empoisonnement des sols et ne profitent pas de la manne financière apportées par les « progrès »( !) industriels.
De toute évidence, l’homme est amené à s’adapter de gré ou de force. Faut-il attendre les catastrophes pour réagir ? Ne pourrions- nous pas anticiper (même si tout cela nous semble lointain ou abstrait) et faire chacun un peu ?
Les pouvoirs publics n’agissent pas assez vite (il faut beaucoup de catastrophes avant qu’ils ne se décident à légiférer) ; les moyens engagés sont toujours trop faibles. Il n’y a pas de solutions simples. Les enjeux politiques sont énormes. Agir contre les industries et freiner le développement économique d’un pays n’est pas aisé. Oublions le côté politique et occupons-nous du côté social. Pouvons-nous nous fier à notre action et celles de nos voisins ? D’abord agir autour de soi avant de toucher le plus grand nombre ; spontanément la solidarité est beaucoup plus forte envers ceux qui nous sont proches.
…
Nous évacuons ce qui nous dérange : « je ne suis pas concerné » peut-elle être la phrase bouclier ? Jusqu’à quand ? Pour quels lendemains ?